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12 avril 2026· 2 min de lecture

Tu utilises GROW pour coacher — ou pour ne pas avoir à improviser ?

Soyons honnêtes. Les premières années, GROW c'est surtout un filet de sécurité. Quand la séance flotte, quand le silence dure, quand tu ne sais plus où tu en es — tu te raccroches aux quatre lettres. Ça rassure.



Tu utilises GROW pour coacher — ou pour ne pas avoir à improviser ?

Soyons honnêtes. Les premières années, GROW c'est surtout un filet de sécurité. Quand la séance flotte, quand le silence dure, quand tu ne sais plus où tu en es — tu te raccroches aux quatre lettres. "On a parlé de ton objectif. Regardons maintenant où tu en es." Ça relance. Ça structure. Ça rassure.

Toi.

Spoiler : quand GROW sert à rassurer le coach, il ne sert plus le client.


Ce que le modèle fait bien

GROW couvre ce qu'une bonne séance doit traverser : un cap clair, un état des lieux honnête, des options explorées, un engagement concret. En ça, c'est un cadre solide — parce qu'il force à ne rien escamoter.

Un coach qui saute directement aux Options sans avoir posé la Reality — c'est un coach qui aide son client à résoudre le mauvais problème. Un coach qui reste dans la Reality sans passer aux Options — c'est une heure de diagnostic sans issue.

Les quatre rubriques sont là pour une raison. Le piège, c'est de les traverser dans l'ordre comme des stations de métro.


Le tambour et la baguette

Il y a une mise en garde simple : ne pas utiliser GROW "de manière linéaire et tambour battant". C'est vrai en théorie. En pratique, c'est dur à tenir quand on débute — parce que la linéarité, c'est confortable. On sait où on est. On sait ce qui vient.

Ce qui vient, en vrai, c'est ce que le client amène. Et il n'amène pas toujours dans l'ordre.


Trois positions

Quand une séance est bien dans le modèle sans que le client le sente, c'est que tu as réussi.
Il a posé son Goal, exploré sa Reality, généré des Options, et s'est engagé sur un Will — mais il n'a pas eu l'impression de remplir un formulaire. Il a eu l'impression de penser.

Quand la séance colle au modèle mais que le client se sent guidé de l'extérieur — tu as utilisé GROW pour toi, pas pour lui.

Quand tu lâches le modèle parce que "ça ne rentre pas" — tu as peut-être juste besoin de l'utiliser autrement : en sous-marin, en filet, comme une vérification mentale discrète plutôt qu'une trame visible.


GROW dans ta tête. Pas sur ta feuille.

La différence entre les deux, c'est la liberté que tu laisses à la séance de prendre sa propre forme.


(Et parfois la meilleure séance GROW, c'est celle où le client n'a jamais entendu le mot "objectif".)

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